Tenkodogo : le SARA 2025 met en lumière le rôle stratégique de l’artisanat dans l’industrialisation du Burkina Faso
Tenkodogo, 24 octobre 2025 — Le coup d’envoi de la cinquième édition du Salon Régional de l’Artisanat (SARA) a été donné ce vendredi à Tenkodogo, sous le thème évocateur : « Artisanat burkinabè et industrialisation : quelle contribution à la souveraineté nationale ? ». Placée sous le patronage de Son Excellence Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, Premier ministre, Chef du Gouvernement, et le parrainage du ministre des Infrastructures Adama Luc Sorgho, cette édition marque une nouvelle étape dans la valorisation des savoir-faire locaux.
la cérémonie a été empreinte d’émotion et de patriotisme, avec un hommage appuyé rendu aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). « Grâce à leur engagement, ce salon peut se tenir dans la quiétude », a souligné le ministre Adama Luc Sorgho
Le Premier ministre, saluant l’organisation réussie du SARA, a qualifié cette cinquième édition d’« édition de la maturité », après celles du Guiriko (2017), des Kuilsé (2019), d’Oubri (2021) et du Nando (2023). Selon lui, cette continuité démontre la résilience et la vitalité d’un secteur qui contribue à hauteur de 30 % au Produit Intérieur Brut (PIB) national et emploie près de deux millions de Burkinabè.
Un pilier de la souveraineté économique
Le choix du thème, a rappelé le Chef du Gouvernement, s’inscrit dans la vision du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, de bâtir un développement endogène fondé sur la valorisation des ressources locales. Il s’agit de renforcer la complémentarité entre artisanat et industrie, pour bâtir une économie résiliente et souveraine.
« La filature du coton, le travail du cuir, du bois, du bronze ou encore du textile constituent le socle d’une industrialisation burkinabè durable », a affirmé le ministre Sorgho, insistant sur la nécessité d’un partenariat dynamique entre artisans et industriels.
Le Gouvernement a d’ores et déjà initié plusieurs mesures incitatives, notamment l’instauration de quotas d’enlèvement pour réduire les importations de produits similaires à ceux fabriqués localement. Une stratégie visant à stimuler la consommation nationale, à renforcer les circuits de distribution internes et à inverser la balance commerciale en faveur du “Made in Burkina”.
Former, labelliser et équiper les artisans
La transformation du secteur artisanal passe également par la formation, la qualification des acteurs et l’accès au financement. Le Gouvernement œuvre à la mise en place d’infrastructures adaptées — centres d’exposition, espaces de production et circuits de commercialisation — pour permettre aux artisans de conquérir de nouveaux marchés.
Malgré un contexte national marqué par des défis sécuritaires et économiques, la créativité burkinabè continue de briller. Le SARA 2025 se présente ainsi comme un espace d’échanges, de réflexion et de promotion du génie national. Il constitue également un levier d’unité et de fierté, où se rencontrent les cultures et les talents venus des quatre coins du pays.
Le parrain a remercié les partenaires techniques, financiers et les médias pour leur accompagnement constant, avant d’inviter tous les Burkinabè à « soutenir nos artisans en consommant burkinabè ».
Dans une ambiance festive et solennelle, le Premier ministre a officiellement ouvert le SARA 2025, appelant à « bâtir une Nation qui se redresse et se réinvente par le travail, la créativité et la foi en notre destinée commune ».ChatGPT peut faire des erreurs. Envisagez de vérifier les informations importantes.
KSI