TENKODOGO – AJID : 2ᵉ jour du Circuit du Nakambé, une immersion au cœur de l’âme culturelle
L’aventure a tenu toutes ses promesses. L’Association des Jeunes pour les Initiatives du Développement (AJID) vient de boucler avec succès le tout premier circuit touristique du projet « Du Nakambé au Nazinon, à la découverte des merveilles culturelles et touristiques », avec l’appui du Fonds de Développement Culturel et Touristique (FDCT) et du Bureau de la Coopération Suisse.
Durant trois jours intenses, passionnants et riches en émotions, les participants ont sillonné des sites emblématiques de la région du Nakambé, redécouvrant un patrimoine vivant, vibrant et profondément inspirant, souvent méconnu, parfois jamais visité.
Garango : entre histoire, symboles et dépassement de soi
Le 15 février, deuxième jour du circuit, dès 9 heures, cap sur la majestueuse Cour Royale de Garango. Dans une atmosphère empreinte de respect et de solennité, le guide plonge les visiteurs au cœur de l’histoire, des rites et des symboles de ce haut lieu du pouvoir traditionnel. Chaque explication révèle la profondeur d’une organisation sociale solidement structurée et d’une mémoire collective jalousement préservée.
Après un rituel symbolique marquant l’ancrage culturel du site, place au défi physique : l’ascension du Mont Boulgou. Dans une ambiance faite de rires, d’encouragements et d’un fort esprit d’équipe, les participants gravissent près de 500 mètres d’altitude. Au sommet, la récompense est à la hauteur de l’effort : une vue panoramique spectaculaire sur Garango et ses environs. Un moment suspendu, mêlant fierté, admiration et communion avec la nature.
Yaoghuin – Komtoèga : sur les traces de Naaba Zoungrana
Après Garango, direction Yaoghuin, près de Komtoèga, pour la visite du Mausolée Naaba Zoungrana. Figure emblématique de l’histoire moagha, Naaba Zoungrana incarne les fondements de la chefferie traditionnelle et de l’autorité coutumière.
Avant d’accéder au site, l’équipe effectue une visite de courtoisie au chef de Komtoèga afin de recevoir sa bénédiction. Un geste fort, symbole de respect des traditions et d’ancrage culturel. Les échanges autour du mausolée sont riches et passionnants : questions, débats et découvertes permettent à chacun de mieux comprendre l’organisation sociale ancestrale et les valeurs qui la sous-tendent.
Niaogho : plongée dans l’univers culturel Bissa
Après une halte conviviale à Béguedo, le circuit se poursuit vers Niaogho. À 16 heures, arrivée au Musée Doleema de Niaogho, véritable chef-d’œuvre architectural. Le site impressionne par ses cases traditionnelles harmonieusement construites et par sa salle d’exposition riche en objets patrimoniaux.
Les visiteurs plongent alors dans l’univers culturel bissa, entre admiration et émerveillement. La visite s’achève après 18 heures dans une ambiance chaleureuse, rythmée par des photos souvenirs, des sourires satisfaits et un sentiment partagé de fierté culturelle.
Un circuit fondateur, une vision d’avenir
Au terme de ce premier circuit, les participants expriment unanimement leur joie d’avoir découvert — parfois pour la toute première fois — les trésors culturels de leur propre territoire. Le président de l’AJID, Issaka BEOGO, a salué leur engagement et leur soif d’apprendre, tout en remerciant chaleureusement les partenaires, notamment le FDCT et le Bureau de la Coopération Suisse.
Il a également exprimé sa reconnaissance au Gouverneur de la région du Nakambé, au Roi de Tenkodogo, Dima de Zoungrantenga, au Directeur régional de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Nakambé, au Directeur régional en charge de la solidarité, au Chargé de mission du Centre universitaire de Tenkodogo, à la Directrice régionale de la Radio Télévision du Burkina (RTB2/Tenkodogo), au Directeur provincial du Boulgou en charge de la Culture, ainsi qu’à l’ensemble des structures techniques et administratives ayant contribué à la réussite de ce premier Circuit du Nakambé.
L’aventure continue
Le circuit du Nazinion est annoncé pour le 27 mars prochain. Une nouvelle occasion de célébrer la richesse culturelle de notre territoire et de rappeler que le développement passe aussi par une valorisation consciente, assumée et fière de notre patrimoine.
Du Nakambé au Nazinon, ce n’est pas seulement un voyage.
C’est une reconnexion à notre identité,
une école de mémoire,
et un engagement pour l’avenir.
KSI