Koupéla, 21 mai 2026 — La justice administrative burkinabè poursuit sa politique de proximité avec les populations. Le Premier Président du Conseil d’État du Burkina Faso, Edilbert SOME, a procédé ce mardi à l’ouverture officielle d’une conférence publique consacrée au Conseil d’État et aux juridictions administratives, dans la salle de conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de Koupéla, province du Kourittenga.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique nationale de vulgarisation du droit administratif et de rapprochement entre l’institution judiciaire et les citoyens. Elle a mobilisé un large éventail d’acteurs, notamment les autorités administratives, les représentants des forces vives, les acteurs de la chaîne judiciaire, les autorités coutumières ainsi que les responsables des services déconcentrés de l’État.
Dans son allocution de bienvenue, le Haut-Commissaire de la province du Kourittenga, Moctar Ilboudo, a salué la présence du Premier Président du Conseil d’État et de sa délégation, tout en se félicitant de la forte mobilisation des forces vives de Koupéla autour de cette initiative citoyenne.
Il a mis en avant la portée pédagogique de cette conférence, organisée dans un contexte où les missions, les compétences et les procédures des juridictions administratives restent encore peu connues du grand public. Selon lui, cette activité constitue une opportunité importante pour permettre aux citoyens de mieux comprendre des questions sensibles telles que les concours de la fonction publique, la commande publique, le foncier administratif ou encore les recours contre les décisions des autorités administratives.
Prenant la parole, le Premier Président du Conseil d’État, Edilbert SOME, a rappelé que la haute juridiction administrative du Burkina Faso a fait le choix stratégique de sortir de ses cadres institutionnels habituels afin d’aller à la rencontre des justiciables.
Il a expliqué que cette démarche s’inscrit dans une série de tournées nationales annuelles destinées à rapprocher davantage la justice administrative des populations. Pour l’édition 2026, la région du Nakambé a été retenue comme principal cadre d’intervention, avec une étape à Tenkodogo le 20 mai, ainsi que des activités parallèles organisées dans la région du Nando, notamment à Léo et à Sapouy.
Selon le Premier Président, ces rencontres poursuivent un double objectif : faire connaître la justice administrative, son fonctionnement et les conditions de sa saisine, mais également lever les barrières psychologiques et institutionnelles qui éloignent encore certains citoyens du juge administratif.
Dans une approche résolument pédagogique, Edilbert SOME a insisté sur le rôle fondamental du juge administratif, présenté comme le garant des libertés publiques et le régulateur de l’action administrative. Il a, par ailleurs, invité les citoyens à mieux s’approprier les voies de recours existantes afin de contribuer au renforcement de l’État de droit et de la bonne gouvernance au Burkina Faso.
Les échanges ont été animés par plusieurs spécialistes du droit administratif, parmi lesquels Anatole Kaboré, conseiller au Conseil d’État. Les communications ont porté sur des thématiques majeures telles que la composition des différents ordres de juridiction, la division fondamentale du droit, la consécration du contentieux administratif ainsi que les attributions du Conseil d’État.
Tout au long de la conférence, les participants ont activement pris part aux discussions à travers des questions de compréhension auxquelles les conférenciers ont apporté des réponses détaillées. Ces échanges ont permis d’éclairer davantage l’assistance sur le rôle, les compétences et le fonctionnement des juridictions administratives au Burkina Faso.
À travers cette tournée de proximité, le Conseil d’État entend renforcer la culture juridique des citoyens et promouvoir une justice administrative plus accessible, plus compréhensible et davantage proche des réalités des populations.
KSI Média