La ville de Koupéla accueille depuis ce 7 mars 2026 la 3e édition du Festival des musiques religieuses (FEMUR). La cérémonie officielle d’ouverture s’est tenue dans la salle de conférence du Centre Zacharie Nikiema, sous la présidence de Abraham Yiyé SOMDO, Gouverneur de la région du Nakambé, en présence des parrains et des invités d’honneur.
La cérémonie a mobilisé un important parterre d’autorités administratives, coutumières et religieuses. On notait notamment la présence du Secrétaire général de la région du Nakambé, du Haut-Commissaire de la province du Kourittenga, du Secrétaire général de la province, du Préfet Président de la délégation spéciale de Koupéla, du directeur Régional de la Communication de la culture des arts et du tourisme ainsi que des corps constitués de la province. La cérémonie a également été honorée par la présence de Sa Majesté Naaba Yemdé Kourit Yir Soaba, accompagné de ses ministres royaux. Les responsables des différentes confessions religieuses ont aussi marqué de leur présence cette cérémonie d’ouverture.
Placée sous le thème inspirant « Quand la culture et la religion s’unissent, l’homme grandit », cette troisième édition entend démontrer que la musique religieuse constitue un puissant vecteur de cohésion sociale, de dialogue interconfessionnel et de promotion de la paix. Bien plus qu’un simple rendez-vous artistique, le FEMUR se veut un symbole vivant de la tolérance religieuse et du vivre-ensemble.
Dans un monde où les différences peuvent parfois éloigner les peuples, ce festival rappelle que la musique, la foi et la culture possèdent la capacité de rassembler les communautés. Pendant trois jours, du 7 au 9 mars 2026, artistes, croyants de différentes confessions, leaders communautaires et populations venues de divers horizons partageront la même scène, la même joie et le même message : celui de la paix, du respect mutuel et de l’amitié entre les peuples. Qu’ils soient musulmans, chrétiens, adeptes des religions traditionnelles ou simplement amoureux de la musique et de la paix, tous trouvent leur place dans cet espace de communion.
Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur Abraham Yiyé SOMDO a salué l’initiative du festival qu’il considère comme un carrefour culturel et spirituel important pour magnifier Dieu dans le respect des différences. Selon lui, durant ces trois jours d’activités, les participants auront l’occasion de découvrir la richesse et la valeur des traditions religieuses et culturelles. Il a invité les participants à s’approprier le thème de cette édition et à le méditer afin de renforcer l’harmonie sociale et le vivre-ensemble.
Prenant la parole au nom des parrains, François de Salle DAPELOGO a exprimé sa fierté d’accompagner cette initiative qui contribue à renforcer les liens entre les communautés. Il a souligné que malgré les différences religieuses, les hommes partagent la même humanité, la même vision et le même pays, d’où la nécessité de préserver l’harmonie et la fraternité entre les peuples.
Pour sa part, Abbé Lucien WANRE, président de l’association Arc-en-ciel et promoteur du festival, a rappelé que la musique constitue un langage universel capable de transmettre des messages forts. Selon lui, la musique n’est pas seulement l’art de combiner les sons d’une manière agréable à l’oreille ; elle est aussi un moyen de panser les blessures et de transmettre des messages porteurs de paix. Il a également souligné la particularité de cette édition marquée par l’introduction d’une compétition d’art culinaire, organisée pour rendre hommage aux mamans et valoriser leur savoir-faire.
Après la cérémonie officielle, les participants ont pris part à une conférence publique autour du thème central du festival. Deux communications majeures ont marqué cette activité. La première, animée par Dawelg Naaba Issaka SOURWEMA, a porté sur la question : « Peut-on être authentiquement Moaga/Africain et authentiquement chrétien ? ». La seconde communication, présentée par Pascal KOLESNORE, a développé le thème : « Quand cultures et religions s’unissent, l’homme grandit ».
À la suite des communications, place a été faite à la compétition d’art culinaire au cours de laquelle plusieurs mamans ont exprimé leur savoir-faire devant un jury.
Les activités du festival se poursuivent dans la soirée du 7 mars avec des prestations musicales et la compétition des chorales catholiques. Le FEMUR se déroulera jusqu’au 9 mars 2026 avec plusieurs autres activités culturelles et artistiques prévues au programme.
KSI