Financement des chaînes de valeur agricoles : les institutions financières et les producteurs valident les calendriers de cycle de financement du projet PROFIDE à Koupéla grâce à Trias et Enabel
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Par Wendbénédo Augustin SANDWIDIPublié le 06 mars 2026
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Financement des chaînes de valeur agricoles : les institutions financières et les producteurs valident les calendriers de cycle de financement du projet PROFIDE à Koupéla grâce à Trias et Enabel
La salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Koupéla a servi de cadre, ce vendredi 6 mars 2026, à la tenue d’un atelier stratégique consacré à la validation des calendriers de cycle de financement (CCF) dans le cadre du Projet de Renforcement des Offres Financières Inclusives pour l’Entrepreneuriat Durable et Équitable (PROFIDE) dans les régions du Nakambé et la province du Ganzourgou.
Une vue du Présidium
Organisé par Trias, grâce à l’appui de l’Agence belge de coopération internationale (Enabel), cet atelier a réuni une quarantaine d’acteurs clés du financement agricole. Parmi eux figuraient des représentants d’institutions de microfinance, des services techniques de l’agriculture et de l’environnement ainsi que des membres des Sociétés coopératives de Cautionnement Mutuel (SCOOPS-CM).
Mis en œuvre dans douze (12) communes des régions concernées, le projet PROFIDE vise à renforcer l’écosystème entrepreneurial rural en facilitant l’accès au financement pour les femmes, les jeunes et les personnes en situation de vulnérabilité. L’une des innovations majeures du projet réside dans la mise en place d’au moins 30 Sociétés coopératives de Cautionnement Mutuel, destinées à faciliter l’accès des coopératives au crédit à des conditions adaptées.
Une vue des participants
L’atelier de Koupéla s’inscrit dans la continuité d’une session de formation organisée du 25 au 27 février 2026, au cours de laquelle les agents de crédit des institutions financières ont été formés sur le fonctionnement des chaînes de valeur agricoles prioritaires du projet, notamment le riz, l’arachide, le maraîchage et les Produits forestiers non ligneux (PFNL).
À l’issue de cette formation, des projets de calendriers de cycle de financement avaient été élaborés. La rencontre du 6 mars avait donc pour objectif de soumettre ces documents à l’appréciation des différents acteurs afin de les ajuster aux réalités du terrain.
Au cours des travaux, les participants ont examiné les périodes de production, les besoins en financement des producteurs ainsi que les délais nécessaires pour la mise en place des crédits. Les institutions de microfinance, notamment le Réseau des Caisses populaires du Burkina Faso (RCPB), la Première Agence de Microfinance (PAMF), Graine SARL, Baïtoul Maal et Champi Méso Finance, ont présenté leurs propositions de calendriers de financement pour les différentes filières agricoles.
Les échanges ont permis aux services techniques de l’agriculture et de l’environnement, ainsi qu’aux représentants des coopératives, d’apporter des observations et recommandations afin d’améliorer les documents proposés. L’objectif était de parvenir à des calendriers consensuels permettant aux institutions financières d’offrir des produits adaptés aux réalités du terrain et aux cycles de production agricole.
Pour Mathias Bassolet, Conseiller en plaidoyer et lobbying à Trias Afrique de l’Ouest, ces calendriers constituent un outil stratégique dans le processus de financement des chaînes de valeur agricoles.
« Trias se positionne comme un bâtisseur de ponts entre les acteurs des chaînes de valeur et leurs partenaires d’appui, notamment les services techniques et les institutions de financement. Les calendriers de cycle de financement permettent d’adapter les produits financiers aux périodes réelles d’activités des producteurs. Financer une chaîne de valeur au mauvais moment peut compromettre l’efficacité du crédit », a-t-il expliqué.
Selon lui, l’objectif de cette concertation était de permettre aux différents acteurs de concilier les spécificités des zones de production, les besoins des producteurs ainsi que les politiques de crédit des institutions financières.
Mathias Bassolet, Conseiller en plaidoyer et lobbying à Trias Afrique de l’Ouest
Du côté des institutions financières, l’initiative est également saluée. Pour François de Salle Tapsoba, Directeur de la Caisse populaire de Koupéla, ces calendriers constituent un outil précieux pour une meilleure organisation des financements.
« Cet exercice nous permet de mieux cerner les périodes réelles de besoins des producteurs et des transformateurs. Dans le domaine agricole, il est important d’être au rendez-vous au moment opportun afin d’éviter les retards dans le financement de la production », a-t-il souligné.
François de Salle Tapsoba, Directeur de la Caisse populaire de Koupéla
Les services techniques ont également apporté leur expertise au cours des échanges. Selon Firmin P. Kombasséré, agent à la Direction provinciale de l’agriculture du Kourittenga, leur rôle consiste à vérifier la cohérence des périodes de production indiquées afin d’éviter toute approximation.
Firmin P. Kombasséré, agent à la Direction provinciale de l’agriculture du Kourittenga
Du côté des bénéficiaires, l’initiative suscite beaucoup d’espoir. Madame Tapsoba, membre d’une Société coopérative de Cautionnement Mutuel à Mogtédo, se réjouit de cette collaboration entre les SCM et les institutions de microfinance.
« Cette initiative nous va droit au cœur. L’accès au crédit va renforcer nos activités. Quand on travaille seul sans financement, il devient difficile d’augmenter la production. Avec cette collaboration entre SCM et institutions financières, nous espérons développer davantage nos activités », a-t-elle confié.
Madame Tapsoba, membre d’une Société coopérative de Cautionnement Mutuel à Mogtédo
À l’issue des travaux, les calendriers validés seront finalisés, imprimés et mis à la disposition des institutions financières partenaires afin de faciliter la planification des financements pour les prochaines campagnes agricoles.
Pour les participants, cette démarche constitue une étape importante vers la construction d’un système de financement agricole plus inclusif et durable, capable de soutenir efficacement les producteurs et de dynamiser les filières agricoles du Nakambé et du Ganzourgou.
KSI
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